On a testé… le Wwoofing en Nouvelle Zélande

Alors voilà après les 1200 km du Te Araroa et plusieurs kilos en moins, nous avions décidé de faire une petite pause le temps de reprendre des forces (et un peu de poids). On a donc cherché un woofing… Allez c’est parti on vous explique tout tout tout sur le wwoofing !

 Qu’est ce que le « wwoofing » ?

Le Wwoofing fonctionne selon un principe super simple : on échange un peu de son huile de coude contre le logement et les repas (ou que le logement ça dépend). Le principe est l’échange des connaissances et l’expérimentation d’un nouveau style de vie. A sa création, le Wwoofing était surtout destiné aux exploitations biologiques afin d’en apprendre un peu plus sur les pratiques rurales et responsables de l’environnement. Mais le principe s’est diversifié et on peut apporter son aide dans des exploitations agricoles conventionnelles, des auberges de jeunesse, chez des particuliers pour de l’aide aux tâches quotidiennes et même sur des bateaux… Qui cracherait sur de la main d’œuvre « gratuite » hein ?! Nous avons testé le wwoofing chez une famille de néo-zélandais dans laquelle nous aidions aux tâches ménagères, à la cuisine et à l’entretien du jardin.

Wwwwoooffing ?? Mais ça veut dire quoi ?

Alors ca s’écrit Woofing ou Wwoofing. A sa création cela signifiait Working Weekends on Organic Farms. Et puis le temps passant l’acronyme est devenu World Wide Opportunities on Organic Farms.

Wwoofing, helpX : c’est pareil ?

Oui, on parle souvent de wwoofing mais il existe plusieurs sites sur lesquels s’inscrire. Nous avons choisi le site HelpX. Pourquoi ? Tout simplement Parce que la cotisation n’était que de 20 euros pour deux personnes et pour deux ans. Le site wwoofing était lui plus cher et pour une année seulement. Et les deux sites ont un grand nombre d’offres… Donc au final c’est pareil !

De l’huile de coude … Oui mais combien ?

En général, il s’agit de 4h ou 4h30 lorsqu’on est logé et nourris. Au contraire, lorsque seul le gîte est offert 2 heures de travail sont généralement demandées. En fonction des familles, un jour off par semaine peut être autorisé. Bon pour nous c’était 7 jours sur 7 et 4h30 de travail hebdomadaire. Il est également bien vu de participer à l’élaboration du dîner, le dressage de table et le débarrassage lorsque vous vivez au sein d’une famille. Un peu comme à la maison quoi ! Sauf qu’on respecte les habitudes … Par exemple, Pas de petite cuillère pour le dessert ici en Nouvelle Zélande … Eh non ça c’est trop Frenchy … Ici c’est grosse cuillère à dessert ! Héritage britannique oblige !

Et le contrat on le signe ?

Et bien non!  Vous ne signerez pas de contrat de travail. Les hôtes proposent leurs conditions et on voit avec eux. Même si aucune rémunération’ n’est versée le wwoofing est considéré comme une activité rémunérée, un permis de travail est donc nécessaire. Bon en pratique, pas sûre que ce soit réellement demandé, surtout chez des particuliers, mais bon …
Et concrètement comment ça marche ?

Là aussi  c’est super simple. On s’inscrit sur le site de son choix, on paie et ensuite on a accès à une base de données avec de nombreuses offres. On se crée un profil où on donne au maximum envie aux gens de nous recevoir ! Puis on cherche les familles qui nous intéressent en fonction du lieu où de l’activité. On envoie un petit message (très gentil hein !) et hop on attend une réponse ! Alors facile non ?!

Une journée de travail c’était comment pour vous ?

Nous étions dans une famille où un programme était instauré pour éviter un peu le tout et n’importe quoi ! Alors concrètement on déjeunait à 8h tous ensemble. Puis la journée de travail commençait à 8h30. On debarasse le petit dej et on prend connaissance de la petite liste que nous laissait notre hôte tous les matins. Et là l’équipe de choc rentre en jeu  … On se partage les tâches. Charlotte fait d’abord tout se qui se passe en intérieur : tout d’abord la machine qu’il faut étendre tous les matins (oui oui une machine au 3/4 vide tous les matins : indignez vous amis écolos vous pouvez !!). Ensuite en fonction de la liste c’était souvent petit coup de balai, aspirateur (« Ouahhhhh mais elle est trop grande cette maison … »), le repassage (« oulala mais moi je suis pas terrible pour repasser les chemises !  » ). La famille louait également quelque fois la maison donc  il fallait refaire les chambres et les salles de bain ! Les autres taches consistaient aussi à ramasser les framboises et les legumes du jardin. Pendant ce temps Lary lui commençait en général par arroser le jardin avant de s’attaquer au taillage de haies … Car il y en avait dans tout le jardin… Partout. Un peu de ramassage des mauvaises herbes également de temps en temps. Mais le meilleur restait les moments de cuisine !

 

Est ce que vous  vous régaliez ?

Oui, oui, oui et re oui !!! Ça faisait un bien fou de manger autre chose qu’un simple plat de pâtes ! Ici c’était legumes du jardin, viande et pain fait maison !! Un régal ! Une chance que notre hôte soit passionnée de cuisine !

Et même ici nous n’oublions pas comment faire un Bavarois !



Que faisiez-vous de votre temps libre ?

Nous avions la chance d’être dans une famille qui  mettait à disposition des vélos. Par contre on habitait en haut d’une colline donc nous avons utilisé les vélos qu’une seule fois! Bon sinon ils avaient aussi une voiture en trop ce qui nous a permis de voir quelques attractions autour de Taupo. Mais ce qu’on faisait le plus souvent c’était d’aller jouer au tennis  sur le court de la résidence.

Y a t’il eu des moments difficiles ?

Alors pour être honnête nous n’avons pas toujours trouvé le rôle de « personnes à tout faire » facile. On était certes là pour faire le ménage mais c’était assez dur de voir les proprios ne jamais passer un petit coup derrière eux quand le plan de travail était recouvert de farine… Bah non on est là pour ça !

Avez -vous eu d’autres échos d’expériences de woofers ?

Nous avons rencontré une fille qui a vécu une très mauvaise expérience avec un berger et qui devait par exemple courir après les moutons car il n’avait pas de chien. Au contraire, nous avons rencontré une autre personne qui partait faire du jet ski et des entraînements au tir avec sa famille.D’autres s’occupaient de ramasser des fruits et légumes bio avec d’autres étrangers sans contact avec leur hôte. L’expérience peut donc varier du tout au tout.

Un dernier petit conseil ?

N’hesitez pas à tenter l’experience. C’est une maniere de s’approprier la culture locale tout en apprenant de nouvelles choses. Les experiences ne se valent pas toutes et peut être serez vous déçus. Mais ne restez pas sur une mauvaise expérience … Discutez en avec vôtre hôte et recommencez !

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2 réflexions sur “On a testé… le Wwoofing en Nouvelle Zélande

  1. Moi, je n’ai pas non plus eu de contrat de wwoofing du coup au débutje bossais trop, puis j’ai décidé de faire un peu ma vie et les horaires ont été respectés. Beaucoup moins d’organisation par contre, rien n’était prévu d’avance, mais au moins, on partageait les tâches ménagères: on est là pour donner un coup de main sur l’ensemble des activités, on n’est pas femme de ménage après tout 🙂 https://travelingaddress.wordpress.com/2016/04/21/wwoofer-en-france/

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